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Delacroix est né à Charenton le 26 Avril 1798.
 Delacroix est le fils d’un haut fonctionnaire, comme Musset. Il est l’un de ces enfants du siècle dont la poétique continua l’épopée napoléonienne.
C'est  en 1813, qu'il eut la vision qui détermina l’esthétique de sa création : celle du rassemblement, des vastes compositions des Vénitiens et des Flamands.
Dès 1824, il consigna dans son Journal  le vœu d’être lui aussi un peintre de " grandes machines " en couvrant les murailles des monuments de Paris d’un cycle de peintures sur l’épopée napoléonienne.


Delacroix, qui ne devait jamais aller en Italie, resta dominé moins par l’engouement pour le Moyen Âge que par l’idéal d’une renaissance incarnée dans les splendeurs des peintres vénitiens du XVIe siècle. Il le fut, pour la couleur, mais aussi pour le goût, la mesure parfaite, et le naturel .
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Auroportrait de Delacroix

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La filiation de Delacroix à la tradition vénitienne qui est établie par maintes pages du Journal , est mise constamment en avant dans ses lettres de candidature à l’Académie des beaux-arts où il entra en 1857. Reçu dans l’atelier de Guérin en 1815, puis admis à l’École des beaux-arts, Delacroix subit d’abord l’influence de Raphaël et des Bolonais. Mais il acquit son style quand il exposa, en 1822, Dante et Virgile, toile en partie inspirée par Le Radeau de la Méduse  de Géricault.
 C’est le premier tableau où apparaît le leitmotiv qui se retrouve dans tout l’œuvre de Delacroix : " l’irrémédiable douleur ", orchestrée par le contraste du rouge et du vert.


Ses compositions les plus calmes sont animées d’une énergie qui s’exprime dans la tension et les raccourcis des lignes principales.

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Les massacres de Scio

Les Massacres de Scio (1824) le mirent, bon gré mal gré, en tête de l’école romantique. Delacroix s’en est expliqué:
" Si l’on entend par mon romantisme la libre manifestation de mes impressions personnelles, mon éloignement pour les types calqués dans les écoles et ma répugnance pour les recettes académiques, je dois avouer que... je suis romantique."
Romantique, il l’est dans la première partie du Journal , parsemée d’effusions, d’analyses à la manière d’Amiel, d’un lyrisme qui fait penser à Jean-Jacques Rousseau.
C’est en romantique que Delacroix juge sa peinture :
" Je n’aime pas la peinture raisonnable."
Cependant, la technique de Delacroix restera marquée par l’impression très forte qu’il ressentit devant le non finito  purement pictural des trois tableaux de Constable, qu’il étudia en 1823-1824, impression qui l’amena à retoucher le ciel et les effets des Massacres de Scio .
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La vue de Salisbury ( 1811)

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Les années 1824-1827 constituent la période romantique par excellence de la peinture de Delacroix. Son voyage à Londres, en 1825, lui permet de découvir le théâtre de Shakespeare. (" Desdémone et Émilia",(1825) premier de la longue série de tableaux inspirés par Shakespeare, " illustration de Faust " en dix-sept lithographies).


Au Salon de 1827, La Mort de Sardanapale  fut beaucoup plus mal accueillie que Les Massacres de Scio . Delacroix ne reprendra plus ce genre de composition baroque,
La Chasse aux lions  introduit à la dernière phase lumineuse de Delacroix.
La Mort de Sardanapale  fut l’acte de décès du romantisme de Delacroix. Son échec ancra le peintre dans la conviction que personne ne comprenait sa couleur .
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Mort de Sardanapale

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 Il se retrancha donc en solitaire derrière les positions de l’art classique. Le Journal , repris le 19 janvier 1847, est un constant dénigrement du romantisme. Les essais sur les grands artistes du passé que Delacroix publia de son vivant, sont remarquables.
Deux événements infléchirent, après 1830, la carrière de Delacroix. Le premier fut le voyage au Maroc et à Alger, en 1832 et 1833, où l’artiste découvrit l’homme méditerranéen.
Le classicisme de Delacroix, nourri de musique – surtout Mozart –, va se réchauffer, jusqu’à ses derniers travaux, d’exotisme méditerranéen. Il y a un côté non seulement arabe mais oriental dans les Femmes d’Alger  (1834).
Le deuxième événement fut la première commande qu’il reçut grâce à Thiers, en 1833 : un programme de peintures allégoriques destinées au salon du Roi, au palais Bourbon.
Le Combat d’Arabes dans les montagnes est un tableau marocain peint de mémoire. L’Afrique d’il y a maintenant trente ans renaît, non comme le voyageur l’a vue, mais surréellement vraie dans la sublimation qui s’est opérée chez l’artiste .
C’est à partir du milieu du siècle que Delacroix reprend des compositions antérieures (La Prise de Constantinople , de 1841, en 1852 ; Le Christ du jardin des Oliviers , de 1826, en 1851 ;
Delacroix écrira au crayon, dans les dernières lignes du Journal  : « Le premier mérite d’un tableau, c’est d’être une fête pour l’œil. » Notons les progrès de son chromatisme de plus en plus subjectif.
La question n’est pas de savoir ce qui revient, dans l’œuvre de Delacroix, à l’observation ou à la sensibilité a priori, mais à l'harmonie qu'il recherchait avant tout.
Il est mort le 13 août 1863 à Paris.
 

 


 

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